Vitamines B* est un événement gratuit.
Nous vous conseillons de réserver via billetweb.fr/vitamines-b
✹Adresses
La Bellone: rue de Flandre 46, 1000 Bruxelles
Tél : 02/513.33.33 - Infos : accueil@bellone.be
Théâtre de la Vie : Rue Traversière 45,1210 Saint-Josse-ten-Noode
Tél : 02/219.11.86 - Infos : coordination.generale@theatredelavie.be
✹Comment se rendre à La Bellone
Accès Transports en commun :
À 450m de l'arrêt Sainte-Catherine (métro 1 et 5)
À 700m de l'arrêt Yser (métros 2 et 6, bus 45, tram 51)
À 800m de l'arrêt Rogier (métros 2 et 6, pré-métro 10 et 4, tram 25 et 55, bus 58, 61, et 88)
À 1.2 km de la gare Centrale
Des arceaux à vélo sont disponibles en face de La Bellone.
✹Comment se rendre au Théâtre de la Vie ?
10 minutes à pied ou 2 minutes en vélo depuis La Bellone
Métro : Sainte-Catherine
Pré-métro : Bourse
Tram : Arts et Métiers ou Porte de Ninove
Espace calme - Garderie - Accessibilité - Cadre de confiance
✹Identité visuelle et développement web :
Laurent Mbaah & Théo Hennequin - Circlar - 2026
✹Typographie :
1 : AmieB - Variante par Cirlcar de Amieamie
2 : Amieamie - ByeBye Binary, Mirat Masson et al.
Vitamines B* s’identifiant comme un momentum mouvant et imprévisible, toutes les informations relatives aux horaires sont susceptibles d'être modifiées. Nous vous invitons à rester informé·es via notre site internet, régulièrement mis à jour.
Avec le soutien de :
Avec le partenariat de :
Du 22 au 25 avril, nous vous invitons à faire une cure de Vitamines B*. Renforcez vos métabolismes artistiques et ceux de nos artistes-invité·exs avec un programme riche en rencontres et expérimentations nouvelles. Avec Vitamines B* nous vous proposons la synthèse vitaminée des processus vivants que nous mettons en place toute l’année à La Bellone.
Bonjour Bruxelles,
Ici Soso, j’espère que tu vas bien, que tu tiens le coup et que tu ne te sens pas trop seul·e.
Je m’appelle Sophie Melis, je suis danseuse, performeuse, reine du dance floor et membre d’artist commons. Liégeoise d’origine vivant à Bruxelles, je vous invite à rejoindre ma recherche autour des danses wallonnes : une quête pour les revisiter, les remettre en circulation et en déceler des outils.
Ce sont des danses sociales de couple où les partenaires interagissent avec d’autres couples, redessinant l’espace au fil des mouvements. En vogue dans les bals de villages jusqu’à la fin du XIXe siècle, ces danses étaient au cœur de la sociabilité des paysan·nes ardennais·es. On se rencontrait dans les villages voisins, on dansait au son de l’orchestre, sur des rythmes entre 100 et 140 BPM…
Le clubbing avant l’électricité <3
Enfant des Ardennes, moi-même bâtarde et citadine, je développe ma lecture subjective de ces danses folkloriques. Mon approche n’est donc pas orthodoxe.
Concrètement, je vous invite à une série d’ateliers de danse wallonne, un entraînement matinal pas comme les autres -aka le meilleur moyen de commencer la journée.
Après avoir posé le cadre et introduit le contexte, nous apprenons des danses en rond, en quadrille, et explorons des séquences récurrentes avec lesquelles improviser ensuite. Ces ateliers sont ouverts à touxtes, sans pré requis en danse.
L'idée est de se faire plaisir, de dessiner et redessiner l’espace, se donner de la force et expérimenter la co-responsabilité dans le mouvement collectif. C’est aussi une invitation à imaginer comment ces outils peuvent s’appliquer au-delà du dancefloor.
Sophie Melis,
née à Liège en 1989 est une danseuse performeuse, chorégraphe, organisatrice et adepte du système d qui vit à Bruxelles. Initialement formée à la danse classique, son travail explore l’improvisation, la danse sociale notamment à travers les danses wallonnes et s’articule autour de la communauté.
Sophie à travaillé comme interprète pour de nombreux projets tel que “Ne Mosquito Pas” de Simon Van Schuylenbergh et comme chorégraphe sur “une tentative presque comme une autre” de Clément et Guillaume Papachristou.
Membre de artist commons, une communauté autogérée qui a déjà accompagné plus de 160 artistes sur la scène alternative locale. artist commons est un laboratoire artistique, communautaire et organisationnel. un point d’ancrage d'où ont émergé de nombreux projets dont “Karaodance” un projet qui n’a de cesse d’enflammer les cœurs.
En résumé, rien ne la réjouit plus que de voir la vie vie s’adoucir à travers la danse et les multiples formes que celle-ci peut prendre.
Qu’est-ce qu’un séminaire de dramaturgie à La Bellone ?
Il s’agit d’un véritable partage de savoirs et de mises en expérimentation. Loin des formations académiques traditionnelles, ce séminaire part d’une problématique concrète à laquelle un·e praticien·ne invité·e fait face, et invite à ouvrir une recherche collective plutôt qu'à simplement transmettre un savoir. La démarche repose sur une mise au travail active, une mise en partage des savoirs et des pratiques.
Cette année, parmi les quatre modules proposés (voir le cycle complet ici) La Bellone soutient Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre avec leur séminaire de Dramaturgie(s) décoloniale(s). Ce séminaire a pour ambition de dresser un état des lieux des pratiques existantes (individuelles et collectives) tout en écoutant les enjeux et les pistes de chacun·e, afin de faire émerger des réflexions et des pratiques plus inclusives et décoloniales dans le champ de la dramaturgie.
À qui s’adresse ce séminaire ?
Ce séminaire s’adresse à toutes les personnes qui :
Portent un intérêt pour les pratiques dialogantes ou qui accompagnent, de près ou de loin, la production et les pratiques artistiques.
Ont des affinités et une affection pour les idées décoloniales, postcoloniales, anticoloniales, antiracistes, panafricaines, anti-impérialistes…
Souhaitent aligner, même temporairement, leur pratique avec leurs idées, en remettant en question les structures dominantes.
Objectifs du séminaire.
Constituer un groupe en mixité choisie de personnes afrodescendantes / non-afrodescendantes (noir·x·e / non-noir·x·e, et/ou blanc·x·he / non-blanc·x·he), intéressé·es par les rôles de « dialoguant·es » dans les pratiques artistiques.
Observer ensemble les relations entre artistes, dramaturges, œuvres, interprètes et institutions sous le prisme des enjeux de pouvoir, de racisme et de colonialité.
Faciliter un espace-temps de recherche où chaque participant·e devient acteur·ice de l’enquête.
Alterner des temps de travail en (non)/mixité, afin d’observer les dynamiques relationnelles à l'œuvre dans les discussions de groupe.
Les grandes questions abordées.
Le séminaire proposera de se frotter collectivement à des questions essentielles :
Qu’est-ce qu’une dramaturgie décoloniale ? Quelle pourrait en être la pratique ? Qu’est-ce qui la fonderait ? Quel type d'œuvre produirait-elle ?
Comment comprendre les enjeux de légitimité, de pouvoir et de domination dans les relations interpersonnelles et professionnelles ?
Quelles stratégies adopter pour (re)trouver une autonomie vis-à-vis des narratifs dominants ?
Comment travailler avec les attentes et les langages artistiques de la blanchité dans l’art (le white gaze), et (refuser) d'y répondre ?
Comment répondre ensemble à ces questions, sans chercher à apporter de solutions définitives ?
Des rencontres publiques pour enrichir la réflexion
En complément du séminaire, Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre organiseront des rencontres publiques les mercredi 23 avril et jeudi 24 avril à 11h chez Arthis, voisins de La Bellone, avec des intervenant·es invité·esVéronique Clette-Gakuba et Maxime Jean-Baptiste, afin d’enrichir les enjeux globaux abordés au cours du séminaire. Ces moments d’échange permettront d’élargir la réflexion et de donner une vision plus large des pratiques et des défis des dramaturgies décoloniales.
Je suis Castélie Yalombo Lilonge, une artiste belgo-congolaise-espagnole, formée à la chorégraphie et à l'expression poétique (ULB, ARBAESA). Mon travail artistique s'étend de la chorégraphie à l'installation en passant par le discours poétique. J' explore les complexités des identités collectives, de l'altérité et des dynamiques relationnelles.
À travers mon travail, je sonde également le statut de sujet et d'objet du corps. Engageant avec sensibilité les thèmes de la dynamique du pouvoir, je plaide pour la réarticulation des récits d'identités oubliées, confisquées et dissimulées. En 2022, j'ai créé ma pièce solo « Water, l'atterrée des eaux vives » au Kunstenfestivaldesarts.
Depuis, je poursuis mon exploration du soi et de l'altérité, en me concentrant sur le regard et le corps à travers deux processus de recherche collective : « Chair work » : Un groupe de réflexion collaboratif avec des artistes de divers domaines, examinant comment nous nous représentons le corps du public. et comment pouvons-nous l’engager davantage dans nos oeuvres, et moins adresser nos facultés cognitives ; Et « Motherness » : Un projet de recherche collectif qui se manifeste par une série de rencontres appelées « MOTHERNESS Galaxy», visant à explorer les multiples dimensions de la maternité et ses implications sociopolitiques.
Je m’appelle Antoine Dupuy Larbre, je suis dramaturge, chorégraphe et performeur vivant et travaillant entre Paris et Bruxelles. Après avoir étudié la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Bruxelles), j’ai plongé dans la dramaturgie auprès de plusieurs artistes et accompagné, en 2024, le travail chorégraphique de Mooni Van Tichel, Urtė Groblytė, Zoé Lakhnati, Elsa Tagawa, Andrea Givanovitch, la pratique photographique de Jana Van Brussel et la mise en scène d'un opéra avec Anaïs de Courson.
Je gravite également autour de plusieurs collectifs (Festival de l’Arbre Bavard, leprojetgéo) et suis formé à la fasciathérapie. Également à la tête de mes propres projets, mon travail articule la notion politique de l'écoute et la capacité à se mettre en résistance face aux monopoles de la violence. J’ai mis en scène et chorégraphié #BACKTONATURE en 2024, et Working Dance en 2023. Je travaille actuellement sur White Noise, ma prochaine création de plateau prévue à l’horizon 2027, ainsi qu’un projet de recherche sur la dramaturgie dé-post-anti-coloniale, en tandem avec Castélie Yalombo Lilonge.
Je travaille actuellement sur (dys)CORPUS une recherche axée sur toutes les possibilités du corps et sur la manière dont nous le (re)présentons, au-delà de la normalité. J’y explore les différentes parties et mouvements du corps que l'on a l'habitude d'ignorer ainsi que le rapport que l’on développe avec lui.
Vitamines B sera pour moi l’occasion de proposer une ouverture autour de (dys)CORPUS. À travers le matériel (textuel, audio, visuel) généré lors de ma résidence de recherche en mars à La Bellone, j’animerai une conférence performée. Cette conférence prendra appui sur les conversations (One to One) et autres moments de réflexions menés avec Yasen Vasilev (dramaturge) et Mariama Dione (neuroscientifique) avec qui j’ai activement collaboré pendant mon temps de résidence.
Avec elleux, je me suis intéressé aux questions relatives au touché pour en explorer les frontières, les potentiels, les nécessités, les inattentions, les indifférences, les beautés, les qualités… Une tentative d’exploration profonde du sensible en faisant lien avec le In & out, une méthodologie de travail qui permet une forme de présence performative.
Pendant ma conférence performée, je tenterai d’ouvrir avec vous un espace de réflexion en cherchant des possibles sans jamais tomber dans la projection d'une idée ou sa fixité.
Milø Slayers (Bruxelles 1993) est danseur et chorégraphe, avec des intérêts supplémentaires pour la photographie, la poésie, la musique, l'animation stop-motion et l'organisation d'événements culturels.
Sa pratique artistique a débuté en 2014 lorsqu’il a cofondé la compagnie de danse bruxelloise Slayers, idéale pour les battles hip-hop et pour ses propres créations dansées telles que Cyborg’s Quest (2015).
Parallèlement, en 2015, Milø commence sa formation de danse contemporaine à l’Institut Supérieur des Arts en des Chorégraphies (ISAC) au sein de la Royal Academy of Fine Arts. Achevant samaîtrise en 2020, il s’est concentré sur la pratique du corps, interrogeant l’espace entre les arts chorégraphiques et les arts plastiques.
Pour ses débuts professionnels, Milø a créé Monstrare/Monere (2021, STUK), un solo centré sur le thème aux multiples facettes de la «monstruosité» et des frontières subtiles entre l'homme et la machine/animal/nature.
Il chorégraphie ensuite la performance collective DEMONstratio (2023, Charleroi danse), inspirée du tableau Carré Noir (1915) de Malevitch et de l’inscription raciste découverte sous la peinture.
De plus, Milø a co-fondé et organisé le festival multidisciplinaire Abstraho (2017-2021) en partenariat avec Bronks, Decoratelier et Kunstenfestivaldesarts.
Aujourd’hui, il participe activement à l’organisation de "Fancy Legs" et de "Theroom", avec lesquels il cherche à briser les frontières entre les circuits urbains alternatifs et le champ des arts du spectacle mainstream. Outre son propre travail chorégraphique, il danse également dans des œuvres d’autres chorégraphes, comme Colored Swan 3 : Harriets Remix de Moya Michael (Selection Theatre Festival 2021) et L’arbre qui cachait la forêt de Sophie Sénécaut.
FR.
Nous nous sommes rencontré·es dans le cadre du master Exerce au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Nous parlons anglais ensemble tout en ayant quatre langues maternelles différentes. Au cours d'un atelier de trois semaines, nous nous sommes retrouvé·es face à l'objectif de créer une performance. C'est de là qu'est née la pratique que nous vous proposons ici.
Notre « pratique » est une conversation fondée sur des tensions allant jusqu'aux limites de ce qui est confortable et acceptable. Flottant entre les sphères publiques, privées et intimes, le plan n'arrête pas de se modifier, oscillant entre dissertations théoriques, bavardages, moments de plaisir, de malaise, d’absurde, ainsi qu'entre des questions sociales et politiques délicates.
On se rapproche? On ré-essaye?
ENG.
We met in the scope of the master Exerce at Montpellier’s CCN. We speak English together while having four different mother tongues. During a three weeks workshop, we found ourselves dealing with the aim of creating a performance. This is where the practice we’re proposing to you here came out.
Our “practice” is a conversation built on tensions stretched towards the edges of what is comfortable and acceptable. Lingering between public, private and intimate situations, the plan is continuously changing, passing through theoretical dissertation, small talk, fun, awkward moments, nonsense, social and political delicate issues.
Shall we get closer? Shall we try again?
Elena Bastogi travaille entre théâtre, danse et performance.
Diplômée en arts visuels (Milan), elle a ensuite suivi le PACAP 2 au Forum Dança (Lisbonne), puis un master en études de genre (Rome). Elle poursuit actuellement le Master Exerce au CCN (Montpellier). Son intérêt se porte sur la relation avec le langage, qui implique une négociation continue concernant la réalité qu’il en fait produit. L’intention de son travail est de rendre explicite ce mécanisme productif en stimulant la conscience à travers une attitude sérieusement ludique.
Ondine Cloez (1979) vit à Bruxelles. Elle travaille depuis plus de vingt ans comme danseuse, comédienne, performeuse. Depuis 2018 elle crée ses propres projets où la recherche et la collaboration avec d’autres artistes prennent de plus en plus de place.
Elle est au début d’une nouvelle recherche ou peut-être création : Été pourri.
Shira Marek chorégraphe, interprète et photographe née en 1994 à Jérusalem.
Elle développe des projets in situ qui intègrent objets et espaces industriels en relation avec le corps, afin d'interroger les interactions humaines dysfonctionnelles.
Diplômée du School of Visual Theater de Jérusalem, elle poursuit un master en chorégraphie à l'ICI-CCN en France.
Ehsan Shayanfard Je suis né à Téhéran. J'ai étudié les mathématiques à l'école, la théologie pendant un certain temps dans une autre école, l'informatique à l'université, la dramaturgie et le théâtre dans une autre université et j'ai récemment terminé mes études de chorégraphie au CCN de Montpellier.
Ce projet est issu d'un exercice commun du master exerce Études chorégraphiques – Recherche et représentation mené par ICI—Centre chorégraphique national Montpellier Occitanie, en partenariat avec l’Université Paul-Valéry Montpellier 3
Nous vous invitons à fêter l’ouverture du festival VITAMINES B* avec le lancement de notre ouvrage "Chèr·es artistes".
Ce livre, créé en collaboration avec la maison d’édition et de graphisme CIRCLAR, est un recueil de 16 entretiens que nous avons menés l’année dernière lors de la première édition du festival Vitamines B*.
Nous avions adressé une lettre à tous·tes les artistes de la saison 23-24 de La Bellone pour les inviter à converser avec nous pendant une heure autour de leurs pratiques et de leurs préoccupations intimes et politiques. Ces rencontres ont été riches et joyeuses. Elles témoignent des urgences d’un secteur culturel où il y a beaucoup à faire, mais aussi d’une vitalité et des ressources de chaque artiste rencontré·e.
Nous avons eu envie de poursuivre la conversation en laissant une trace papier de nos échanges pour que d’autres puissent les lire. Un an après, nous sommes chanceux·ses et heureux·ses de revenir dans la cour de La Bellone pour présenter, avec certain·es artistes du livre, ce portrait multiple d’un lieu, d’un collectif et d’une génération d’artistes.
On a hâte de partager cela avec vous !
3ème vague
3ème vague est un groupe basé à Bruxelles, actif depuis 2019.
Réunissant les artistes Léa Tarral, Aurélien Leforestier et Maxime Arnould, 3ème vague questionne les pratiques de l’écologie politique dans le secteur des arts vivants. Par écologie politique, iels entendent l’étude d’un milieu donné, de ses modes de production et de relation, et souhaitent sortir de la question climatique, qui reste trop souvent l’unique manière d’entendre le mot écologie aujourd’hui.
3ème vague est un groupe mobilisé sur le long terme, tentant de proposer, des alternatives (yes, there are alternatives) aux habitudes de notre milieu professionnel. Nous utilisons plusieurs médiums (performances, rencontres, conférences, fanzines, entretiens) dans le but de faire dialoguer ensemble artistes, militant·es, publics et institutions.
Le travail du collectif est accompagné en production par Entropie Production .
Bonjour Bruxelles,
Ici Soso, j’espère que tu vas bien, que tu tiens le coup et que tu ne te sens pas trop seul·e.
Je m’appelle Sophie Melis, je suis danseuse, performeuse, reine du dance floor et membre d’artist commons. Liégeoise d’origine vivant à Bruxelles, je vous invite à rejoindre ma recherche autour des danses wallonnes : une quête pour les revisiter, les remettre en circulation et en déceler des outils.
Ce sont des danses sociales de couple où les partenaires interagissent avec d’autres couples, redessinant l’espace au fil des mouvements. En vogue dans les bals de villages jusqu’à la fin du XIXe siècle, ces danses étaient au cœur de la sociabilité des paysan·nes ardennais·es. On se rencontrait dans les villages voisins, on dansait au son de l’orchestre, sur des rythmes entre 100 et 140 BPM…
Le clubbing avant l’électricité <3
Enfant des Ardennes, moi-même bâtarde et citadine, je développe ma lecture subjective de ces danses folkloriques. Mon approche n’est donc pas orthodoxe.
Concrètement, je vous invite à une série d’ateliers de danse wallonne, un entraînement matinal pas comme les autres -aka le meilleur moyen de commencer la journée.
Après avoir posé le cadre et introduit le contexte, nous apprenons des danses en rond, en quadrille, et explorons des séquences récurrentes avec lesquelles improviser ensuite. Ces ateliers sont ouverts à touxtes, sans pré requis en danse.
L'idée est de se faire plaisir, de dessiner et redessiner l’espace, se donner de la force et expérimenter la co-responsabilité dans le mouvement collectif. C’est aussi une invitation à imaginer comment ces outils peuvent s’appliquer au-delà du dancefloor.
Sophie Melis,
née à Liège en 1989 est une danseuse performeuse, chorégraphe, organisatrice et adepte du système d qui vit à Bruxelles. Initialement formée à la danse classique, son travail explore l’improvisation, la danse sociale notamment à travers les danses wallonnes et s’articule autour de la communauté.
Sophie à travaillé comme interprète pour de nombreux projets tel que “Ne Mosquito Pas” de Simon Van Schuylenbergh et comme chorégraphe sur “une tentative presque comme une autre” de Clément et Guillaume Papachristou.
Membre de artist commons, une communauté autogérée qui a déjà accompagné plus de 160 artistes sur la scène alternative locale. artist commons est un laboratoire artistique, communautaire et organisationnel. un point d’ancrage d'où ont émergé de nombreux projets dont “Karaodance” un projet qui n’a de cesse d’enflammer les cœurs.
En résumé, rien ne la réjouit plus que de voir la vie s’adoucir à travers la danse et les multiples formes que celle-ci peut prendre.
Qu’est-ce qu’un séminaire de dramaturgie à La Bellone ?
Il s’agit d’un véritable partage de savoirs et de mises en expérimentation. Loin des formations académiques traditionnelles, ce séminaire part d’une problématique concrète à laquelle un·e praticien·ne invité·e fait face, et invite à ouvrir une recherche collective plutôt qu'à simplement transmettre un savoir. La démarche repose sur une mise au travail active, une mise en partage des savoirs et des pratiques.
Cette année, parmi les quatre modules proposés (voir le cycle complet ici) La Bellone soutient Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre avec leur séminaire de Dramaturgie(s) décoloniale(s). Ce séminaire a pour ambition de dresser un état des lieux des pratiques existantes (individuelles et collectives) tout en écoutant les enjeux et les pistes de chacun·e, afin de faire émerger des réflexions et des pratiques plus inclusives et décoloniales dans le champ de la dramaturgie.
À qui s’adresse ce séminaire ?
Ce séminaire s’adresse à toutes les personnes qui :
Portent un intérêt pour les pratiques dialogantes ou qui accompagnent, de près ou de loin, la production et les pratiques artistiques.
Ont des affinités et une affection pour les idées décoloniales, postcoloniales, anticoloniales, antiracistes, panafricaines, anti-impérialistes…
Souhaitent aligner, même temporairement, leur pratique avec leurs idées, en remettant en question les structures dominantes.
Objectifs du séminaire.
Constituer un groupe en mixité choisie de personnes afrodescendantes / non-afrodescendantes (noir·x·e / non-noir·x·e, et/ou blanc·x·he / non-blanc·x·he), intéressé·es par les rôles de « dialoguant·es » dans les pratiques artistiques.
Observer ensemble les relations entre artistes, dramaturges, œuvres, interprètes et institutions sous le prisme des enjeux de pouvoir, de racisme et de colonialité.
Faciliter un espace-temps de recherche où chaque participant·e devient acteur·ice de l’enquête.
Alterner des temps de travail en (non)/mixité, afin d’observer les dynamiques relationnelles à l'œuvre dans les discussions de groupe.
Les grandes questions abordées.
Le séminaire proposera de se frotter collectivement à des questions essentielles :
Qu’est-ce qu’une dramaturgie décoloniale ? Quelle pourrait en être la pratique ? Qu’est-ce qui la fonderait ? Quel type d'œuvre produirait-elle ?
Comment comprendre les enjeux de légitimité, de pouvoir et de domination dans les relations interpersonnelles et professionnelles ?
Quelles stratégies adopter pour (re)trouver une autonomie vis-à-vis des narratifs dominants ?
Comment travailler avec les attentes et les langages artistiques de la blanchité dans l’art (le white gaze), et (refuser) d'y répondre ?
Comment répondre ensemble à ces questions, sans chercher à apporter de solutions définitives ?
Des rencontres publiques pour enrichir la réflexion
En complément du séminaire, Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre organiseront des rencontres publiques les mercredi 23 avril et jeudi 24 avril à 11h chez Arthis, voisins de La Bellone, avec des intervenant·es invité·esVéronique Clette-Gakuba et Maxime Jean-Baptiste, afin d’enrichir les enjeux globaux abordés au cours du séminaire. Ces moments d’échange permettront d’élargir la réflexion et de donner une vision plus large des pratiques et des défis des dramaturgies décoloniales.
Je suis Castélie Yalombo Lilonge, une artiste belgo-congolaise-espagnole, formée à la chorégraphie et à l'expression poétique (ULB, ARBAESA). Mon travail artistique s'étend de la chorégraphie à l'installation en passant par le discours poétique. J' explore les complexités des identités collectives, de l'altérité et des dynamiques relationnelles.
À travers mon travail, je sonde également le statut de sujet et d'objet du corps. Engageant avec sensibilité les thèmes de la dynamique du pouvoir, je plaide pour la réarticulation des récits d'identités oubliées, confisquées et dissimulées. En 2022, j'ai créé ma pièce solo « Water, l'atterrée des eaux vives » au Kunstenfestivaldesarts.
Depuis, je poursuis mon exploration du soi et de l'altérité, en me concentrant sur le regard et le corps à travers deux processus de recherche collective : « Chair work » : Un groupe de réflexion collaboratif avec des artistes de divers domaines, examinant comment nous nous représentons le corps du public. et comment pouvons-nous l’engager davantage dans nos oeuvres, et moins adresser nos facultés cognitives ; Et « Motherness » : Un projet de recherche collectif qui se manifeste par une série de rencontres appelées « MOTHERNESS Galaxy», visant à explorer les multiples dimensions de la maternité et ses implications sociopolitiques.
Je m’appelle Antoine Dupuy Larbre, je suis dramaturge, chorégraphe et performeur vivant et travaillant entre Paris et Bruxelles. Après avoir étudié la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Bruxelles), j’ai plongé dans la dramaturgie auprès de plusieurs artistes et accompagné, en 2024, le travail chorégraphique de Mooni Van Tichel, Urtė Groblytė, Zoé Lakhnati, Elsa Tagawa, Andrea Givanovitch, la pratique photographique de Jana Van Brussel et la mise en scène d'un opéra avec Anaïs de Courson.
Je gravite également autour de plusieurs collectifs (Festival de l’Arbre Bavard, leprojetgéo) et suis formé à la fasciathérapie. Également à la tête de mes propres projets, mon travail articule la notion politique de l'écoute et la capacité à se mettre en résistance face aux monopoles de la violence. J’ai mis en scène et chorégraphié #BACKTONATURE en 2024, et Working Dance en 2023. Je travaille actuellement sur White Noise, ma prochaine création de plateau prévue à l’horizon 2027, ainsi qu’un projet de recherche sur la dramaturgie dé-post-anti-coloniale, en tandem avec Castélie Yalombo Lilonge.
Nos rencontres avec Véronique Clette-Gakuba et Maxime Jean-Baptiste sont pensées comme une fenêtre ouverte sur le séminaire Dramaturgie(s) décoloniale(s) que nous vous menons tout au long de Vitamines B.
Ces deux temps de parole publique seront deux occasions pour questionner les enjeux
de pouvoir dans les institutions artistiques, les relations entre collaborateur·ices ainsi que la production d’œuvres dans un contexte de blanchité, sous les prismes du/des anti-racisme(s) et questions anti-impériales, dé-post-anti-coloniales et pan-africanistes.
Comment rendre visible les spectres de colonialité qui hantent les savoir-faires et les gestes de nos productions culturelles ? Comment donner voix à ses fantômes et qu’ont-ielles à nous apprendre de nos pratiques ?
Ces temps de réflexions sont adressés à toute personne ayant la volonté d’aligner, même momentanément, sa pratique (artistique) avec ses idées.
Bienvenue à vous!
Antoine DL. & Castélie YL.
Maxime Jean-Baptiste (°1993) est un cinéaste et metteur en scène basé entre la Belgique, la France et la Guyane. Son travail en tant que cinéaste et artiste se focalise sur l’archive et la reconstitution comme perspective afin de concevoir une mémoire vivante et incarnée. Parmi ses œuvres, on trouve "Nou Voix" (2018), qui a reçu le prix du jury au Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris. "Écoutez le battement de nos images" (2021), co-réalisé avec sa sœur Audrey, a été sélectionné à CPH, Hotdocs, ISFF Clermont-Ferrand et IDFA. "Mouné Ô" (2021) a été présenté au Forum de la Berlinale et à True/False aux États-Unis. Son premier long-métrage, "Kouté vwa". Kouté vwa a reçu la Mention spéciale Cineasti del Presente et le Prix spécial du jury CINÉ+ lors du Festival de Locarno en 2024..
Je suis Castélie Yalombo Lilonge,une artiste belgo-congolaise-espagnole, formée à la chorégraphie et à l'expression poétique (ULB, ARBAESA). Mon travail artistique s'étend de la chorégraphie à l'installation en passant par le discours poétique. J' explore les complexités des identités collectives, de l'altérité et des dynamiques relationnelles.
À travers mon travail, je sonde également le statut de sujet et d'objet du corps. Engageant avec sensibilité les thèmes de la dynamique du pouvoir, je plaide pour la réarticulation des récits d'identités oubliées, confisquées et dissimulées. En 2022, j'ai créé ma pièce solo « Water, l'atterrée des eaux vives » au Kunstenfestivaldesarts.
Depuis, je poursuis mon exploration du soi et de l'altérité, en me concentrant sur le regard et le corps à travers deux processus de recherche collective : « Chair work » : Un groupe de réflexion collaboratif avec des artistes de divers domaines, examinant comment nous nous représentons le corps du public. et comment pouvons-nous l’engager davantage dans nos oeuvres, et moins adresser nos facultés cognitives ; Et « Motherness » : Un projet de recherche collectif qui se manifeste par une série de rencontres appelées « MOTHERNESS Galaxy», visant à explorer les multiples dimensions de la maternité et ses implications sociopolitiques.
Je m’appelle Antoine Dupuy Larbre, je suis dramaturge, chorégraphe et performeur vivant et travaillant entre Paris et Bruxelles. Après avoir étudié la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Bruxelles), j’ai plongé dans la dramaturgie auprès de plusieurs artistes et accompagné, en 2024, le travail chorégraphique de Mooni Van Tichel, Urtė Groblytė, Zoé Lakhnati, Elsa Tagawa, Andrea Givanovitch, la pratique photographique de Jana Van Brussel et la mise en scène d'un opéra avec Anaïs de Courson. Je gravite également autour de plusieurs collectifs (Festival de l’Arbre Bavard, leprojetgéo) et suis formé à la fasciathérapie.
Également à la tête de mes propres projets, mon travail articule la notion politique de l'écoute et la capacité à se mettre en résistance face aux monopoles de la violence. J’ai mis en scène et chorégraphié #BACKTONATURE en 2024, et Working Dance en 2023. Je travaille actuellement sur White Noise, ma prochaine création de plateau prévue à l’horizon 2027, ainsi qu’un projet de recherche sur la dramaturgie dé-post-anti-coloniale, en tandem avec Castélie Yalombo Lilonge.
Selam, Bonjour à touxtes,
LA STATION SAADA vous invite à rejoindre le mouvement international porté par des personnes adopté·e·s pour l’abolition de l’adoption internationale.
Le mercredi 23 avril 2025, Lucile Saada proposera un atelier destiné aux personnes adopté·e·s racisé·e·s. Elle partagera des textes, des sons et des images issues de sa résidence d’écriture à Addis-Abeba, Ethiopie (février 2025).
Comment développer une recherche esthétique au-delà du récit de soi ? Comment sortir des assignations du regard blanc occidental assoiffé du narratif de retour aux origines ? Comment construire une poétique singulière et émancipée dans le bruit des attendus coloniaux ? Enfin, quand les voies diasporiques s’écrivent sans les adopté·x·s, comment tracer une brèche collectivement ?
LA STATION SAADA : espace artistique itinérant dirigé par Lucile Saada CHOQUET (elle/adoptée)
Qui adopte qui ? est une recherche artistique qui se présente comme une (en)quête d’amour & de justice, depuis l’expérience d’une adoptée transraciale et transnationale.
Je m’appelle Lucile Saada Choquet, je suis née à Djibouti de parents éthiopiens, je vis et je travaille en Europe. En octobre 2022, je fais le coming out d’une condition invisible, je transforme la honte d’être noire et adoptée en sujet de recherche. Je décide alors d’écouter le hurlement intérieur et d’enquêter sur ma colère contre le narratif dominant et romantisé de l’adoption internationale.
Durant deux années de recherche j’écris, j’atteste de la colonialité, des pratiques illicites et des abus qui sous-tendent le système de l’adoption internationale pour rendre symboliquement justice aux vécus des personnes adopté·es.
A qui profite le système de l’adoption internationale ? Au service de quel projet politique ?
Je ne cesse de questionner et de décrypter ce qui permet de reproduire la violence capitaliste.
Je cherche comment, depuis la mémoire du corps-archive(s), représenter ce que l’adoption internationale fait aux corps des personnes adoptées racisées.
Comment créer à travers l’usage des arts performatifs des imaginaires non hégémoniques ?
A partir de l’écriture du réel et de la mémoire d’un corps dépossédé, déplacé, approprié, comment déplier une théâtralité du chaos ?
Je développe une dramaturgie en associant des approches littéraires, scientifiques, militantes, historiques et personnelles. En organisant des rencontres non-mixtes avec des adopté·es, je contribue à la transmission collective des savoirs empiriques et je nourris mes questionnements liés au faire famille et à la recherche d’une diaspora composée d’adopté·es.
Au plaisir de vous voir nombreux·ses !
Chaleureusement,
La STATION SAADA
Lucile Saada Choquet (elle/adoptée – FR) est une artiste-chercheuse basée à Bruxelles qui développe son propre langage artistique depuis une perspective féministe et décoloniale située dans le nord global. Formée comme actrice à Arts² (Belgique) elle expérimente une pratique de performeuse, dramaturge et metteuse en scène questionnant la porosité entre les arts performatifs et les arts visuels.
Se définissant comme une artiviste, Lucile Saada est préoccupée par les mouvements sociaux, leurs récits et leurs différents impacts sur les corps des personnes minorisées. Elle crée des formes qui mettent en jeu les corps politiques, et repensent les imaginaires collectifs.
Elle met au centre de ses travaux, les relations entre l’intime et le politique, la littérature et l’archivage. Avec Jusque dans nos lits, elle situe son travail dans le contexte de la réparation collective des traumatismes coloniaux. Elle mène actuellement une recherche artistique centrée sur l'adoption internationale, Qui adopte qui ? une (en)quête d’amour et de justice, depuis l’expérience d’une adoptée transraciale et transnationale.
Avec la STATION SAADA, espace de recherches créé dans le cadre du Future Laboratory, elle développe des procédés documentaires et scéniques pour renverser le narratif romantisé de l’adoption internationale. Elle poursuivra son enquête en déplaçant son regard et sa pratique avec une série d’allers-retours entre l’Ethiopie et la Belgique.
-Prix Maeterlinck « Meilleure Découverte » 2022-2023 (Belgique)
-Programme européen 2022-2024
-Recherche soutenue par le Fonds de la Recherche en Art /PDR-FRArt (2024-2026)
FR.
Nous nous sommes rencontré·es dans le cadre du master Exerce au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Nous parlons anglais ensemble tout en ayant quatre langues maternelles différentes. Au cours d'un atelier de trois semaines, nous nous sommes retrouvé·es face à l'objectif de créer une performance. C'est de là qu'est née la pratique que nous vous proposons ici.
Notre « pratique » est une conversation fondée sur des tensions allant jusqu'aux limites de ce qui est confortable et acceptable. Flottant entre les sphères publiques, privées et intimes, le plan n'arrête pas de se modifier, oscillant entre dissertations théoriques, bavardages, moments de plaisir, de malaise, d’absurde, ainsi qu'entre des questions sociales et politiques délicates.
On se rapproche? On ré-essaye?
ENG.
We met in the scope of the master Exerce at Montpellier’s CCN. We speak English together while having four different mother tongues. During a three weeks workshop, we found ourselves dealing with the aim of creating a performance. This is where the practice we’re proposing to you here came out.
Our “practice” is a conversation built on tensions stretched towards the edges of what is comfortable and acceptable. Lingering between public, private and intimate situations, the plan is continuously changing, passing through theoretical dissertation, small talk, fun, awkward moments, nonsense, social and political delicate issues.
Shall we get closer? Shall we try again?
Elena Bastogi travaille entre théâtre, danse et performance.
Diplômée en arts visuels (Milan), elle a ensuite suivi le PACAP 2 au Forum Dança (Lisbonne), puis un master en études de genre (Rome). Elle poursuit actuellement le Master Exerce au CCN (Montpellier). Son intérêt se porte sur la relation avec le langage, qui implique une négociation continue concernant la réalité qu’il en fait produit. L’intention de son travail est de rendre explicite ce mécanisme productif en stimulant la conscience à travers une attitude sérieusement ludique.
Ondine Cloez (1979) vit à Bruxelles. Elle travaille depuis plus de vingt ans comme danseuse, comédienne, performeuse. Depuis 2018 elle crée ses propres projets où la recherche et la collaboration avec d’autres artistes prennent de plus en plus de place.
Elle est au début d’une nouvelle recherche ou peut-être création : Été pourri.
Shira Marek chorégraphe, interprète et photographe née en 1994 à Jérusalem.
Elle développe des projets in situ qui intègrent objets et espaces industriels en relation avec le corps, afin d'interroger les interactions humaines dysfonctionnelles.
Diplômée du School of Visual Theater de Jérusalem, elle poursuit un master en chorégraphie à l'ICI-CCN en France.
Ehsan Shayanfard Je suis né à Téhéran. J'ai étudié les mathématiques à l'école, la théologie pendant un certain temps dans une autre école, l'informatique à l'université, la dramaturgie et le théâtre dans une autre université et j'ai récemment terminé mes études de chorégraphie au CCN de Montpellier.
Ce projet est issu d'un exercice commun du master exerce Études chorégraphiques – Recherche et représentation mené par ICI—Centre chorégraphique national Montpellier Occitanie, en partenariat avec l’Université Paul-Valéry Montpellier 3
La Salve est un projet de déconstruction de la posture critique, née en 2020 sous l’impulsion de Mylène Lauzon, au sein de La Bellone.
La Salve est à la fois objet textuel et collectif évolutif mais restreint de huit personnes.
Huit auteur·ices sont invité·es à écrire librement - sans contrainte de forme ni de caractères - sur un spectacle vu ensemble. Les textes sont publiés en simultané sur le site de La Bellone. Tous, assument une posture propre, un regard situé mais sont également le fruit de conversations en binôme.
Ça fait quelques années que la Salve évolue et se module, arpente les espaces culturels francophones à Bruxelles. Neuf Salves ont été publiées, abordant neuf œuvres théâtrales ou performatives, via un prisme à chaque fois singulier adopté par l’auteur·ice.
L’envie de partager cette expérience a été concrétisée pour la première fois en 2024, dans le cadre du festival Vitamines B*, en collaboration avec le théâtre de La Balsamine. Le spectacle « Have a safe travel » d’Eli Mathieu-Boustos, présenté dans ce cadre, a fait l’objet d’un atelier proposé à des personnes extérieures au collectif. Leurs textes ont été publiés sur le site, formant une édition spéciale mais selon les mêmes principes qu’une Salve « classique ». L’atelier proposait de réfléchir à la posture critique, aux nombreux biais qui impactent une neutralité théorique. Le tout, grâce à des dialogues et exercices en groupe ou en binôme.
Cette année, nous réitérons l’expérience.
Sur la base d’une candidature, huit personnes ont choisi d’être salvien·nes et d’écrire sur « Les enchantements : le bruit sourd des grands ensemble » de Clémence Attar, mise en scène par Cathy Min Jung, au Rideau de Bruxelles. Cette année, l’atelier s’organise en 4 rencontres.
Le 23 avril 2025, de 19h à 21h, Anna Czapski et Raïssa Yowali vous invitent à une forme de restitution de la méthode Salve, sous forme de tuto. Celui-ci part du dernier atelier et explore les diverses questions qui se sont posées pour l’élaboration de cette méthode et les réflexions qui soutenaient son partage/ sa transmission dans le cadre d’ateliers. L’objectif est de partager les tentatives de critiques alternatives et leur transmission, en partant d’un cas concret : les ateliers Salve. Nous explorerons la genèse de La Salve, son expérimentation, les ateliers mais aussi les questions qui ont jailli et les écueils rencontrés tout au long de ces divers processus.
Anna Czapski mène des travaux esthétiques dans le réel : marche documentaire et futurologie. Elle crée des expériences, écrit de la poésie et cherche d'autres modes de vie possibles. Elle dit que c'est la même chose.
Raïssa Alingabo Yowali M'bilo ...en devenir. En devenir la suite de la phrase après la barre clignotante ou le vers exhumé qui trainait dans la digestion d'un sens. Va-t-on savoir. Un adjectif? Contente. Un verbe : tempête ou enjambe. Un mot : merci. Un rôle : témoin. Un engagement : la présence. Aux choses, à l'instant, à vnous. Un parjure : la rêverie. Une action : passer.
Raïssa Yowali est une poétesse et interprète belgo-congolaise née à Bruxelles. Elle auto-édite son premier recueil D’aussi longtemps que je me souvienne, je me suis pensée au masculin pour embrasser les filles (Prix Fintro et Prix du public 2024 en littérature francophone) et collabore à plusieurs autres (Selfies, On ne s’excuse de rien Tome II, En lettres noires, (Grands)-mères en lumière).
Elle joue sous la houlette de Joëlle Sambi dans Koko Slam Gang au Théâtre National de Belgique et à l’Espace Magh puis s’envole pour un stage de dramaturgie à Kinshasa auprès de la compagnie Théâtre du Fleuve (David Ilunga et Tinah Way). Elle imagine des formes courtes comme sa performance, L’Accident, présentée deux fois à la Maison Poème ou encore, Smog, dont des étapes de travail ont été jouées dans le cadre du Fame festival sur invitation de Valérie Cordy pour Etats du Monde et au Jacques Franck, sur invitation de Julie Lombe.
En parallèle, elle est journaliste culture, prend plaisir à découvrir les œuvres théâtrales et cinématographiques mais surtout à discuter avec les artistes de leur processus créatif, rapport à l’art et au monde. Elle fait partie de la Salve (projet de Critique à La Bellone) et collabore avec différents magazines (Surimpressions et La Pointe) et co-programme un festival de films queers bruxellois, Pinkscreens. Le 30 mars prochain, elle proposera une performance à Bozar, en dialogue avec quelques oeuvres de l’exposition When we see us, invitée par Passa Porta.
Bonjour Bruxelles,
Ici Soso, j’espère que tu vas bien, que tu tiens le coup et que tu ne te sens pas trop seul·e.
Je m’appelle Sophie Melis, je suis danseuse, performeuse, reine du dance floor et membre d’artist commons. Liégeoise d’origine vivant à Bruxelles, je vous invite à rejoindre ma recherche autour des danses wallonnes : une quête pour les revisiter, les remettre en circulation et en déceler des outils.
Ce sont des danses sociales de couple où les partenaires interagissent avec d’autres couples, redessinant l’espace au fil des mouvements. En vogue dans les bals de villages jusqu’à la fin du XIXe siècle, ces danses étaient au cœur de la sociabilité des paysan·nes ardennais·es. On se rencontrait dans les villages voisins, on dansait au son de l’orchestre, sur des rythmes entre 100 et 140 BPM…
Le clubbing avant l’électricité <3
Enfant des Ardennes, moi-même bâtarde et citadine, je développe ma lecture subjective de ces danses folkloriques. Mon approche n’est donc pas orthodoxe.
Concrètement, je vous invite à une série d’ateliers de danse wallonne, un entraînement matinal pas comme les autres -aka le meilleur moyen de commencer la journée.
Après avoir posé le cadre et introduit le contexte, nous apprenons des danses en rond, en quadrille, et explorons des séquences récurrentes avec lesquelles improviser ensuite. Ces ateliers sont ouverts à touxtes, sans pré requis en danse.
L'idée est de se faire plaisir, de dessiner et redessiner l’espace, se donner de la force et expérimenter la co-responsabilité dans le mouvement collectif. C’est aussi une invitation à imaginer comment ces outils peuvent s’appliquer au-delà du dancefloor.
Sophie Melis,
née à Liège en 1989 est une danseuse performeuse, chorégraphe, organisatrice et adepte du système d qui vit à Bruxelles. Initialement formée à la danse classique, son travail explore l’improvisation, la danse sociale notamment à travers les danses wallonnes et s’articule autour de la communauté.
Sophie à travaillé comme interprète pour de nombreux projets tel que “Ne Mosquito Pas” de Simon Van Schuylenbergh et comme chorégraphe sur “une tentative presque comme une autre” de Clément et Guillaume Papachristou.
Membre de artist commons, une communauté autogérée qui a déjà accompagné plus de 160 artistes sur la scène alternative locale. artist commons est un laboratoire artistique, communautaire et organisationnel. un point d’ancrage d'où ont émergé de nombreux projets dont “Karaodance” un projet qui n’a de cesse d’enflammer les cœurs.
En résumé, rien ne la réjouit plus que de voir la vie s’adoucir à travers la danse et les multiples formes que celle-ci peut prendre.
Qu’est-ce qu’un séminaire de dramaturgie à La Bellone ?
Il s’agit d’un véritable partage de savoirs et de mises en expérimentation. Loin des formations académiques traditionnelles, ce séminaire part d’une problématique concrète à laquelle un·e praticien·ne invité·e fait face, et invite à ouvrir une recherche collective plutôt qu'à simplement transmettre un savoir. La démarche repose sur une mise au travail active, une mise en partage des savoirs et des pratiques.
Cette année, parmi les quatre modules proposés (voir le cycle complet ici) La Bellone soutient Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre avec leur séminaire de Dramaturgie(s) décoloniale(s). Ce séminaire a pour ambition de dresser un état des lieux des pratiques existantes (individuelles et collectives) tout en écoutant les enjeux et les pistes de chacun·e, afin de faire émerger des réflexions et des pratiques plus inclusives et décoloniales dans le champ de la dramaturgie.
À qui s’adresse ce séminaire ?
Ce séminaire s’adresse à toutes les personnes qui :
Portent un intérêt pour les pratiques dialogantes ou qui accompagnent, de près ou de loin, la production et les pratiques artistiques.
Ont des affinités et une affection pour les idées décoloniales, postcoloniales, anticoloniales, antiracistes, panafricaines, anti-impérialistes…
Souhaitent aligner, même temporairement, leur pratique avec leurs idées, en remettant en question les structures dominantes.
Objectifs du séminaire.
Constituer un groupe en mixité choisie de personnes afrodescendantes / non-afrodescendantes (noir·x·e / non-noir·x·e, et/ou blanc·x·he / non-blanc·x·he), intéressé·es par les rôles de « dialoguant·es » dans les pratiques artistiques.
Observer ensemble les relations entre artistes, dramaturges, œuvres, interprètes et institutions sous le prisme des enjeux de pouvoir, de racisme et de colonialité.
Faciliter un espace-temps de recherche où chaque participant·e devient acteur·ice de l’enquête.
Alterner des temps de travail en (non)/mixité, afin d’observer les dynamiques relationnelles à l'œuvre dans les discussions de groupe.
Les grandes questions abordées.
Le séminaire proposera de se frotter collectivement à des questions essentielles :
Qu’est-ce qu’une dramaturgie décoloniale ? Quelle pourrait en être la pratique ? Qu’est-ce qui la fonderait ? Quel type d'œuvre produirait-elle ?
Comment comprendre les enjeux de légitimité, de pouvoir et de domination dans les relations interpersonnelles et professionnelles ?
Quelles stratégies adopter pour (re)trouver une autonomie vis-à-vis des narratifs dominants ?
Comment travailler avec les attentes et les langages artistiques de la blanchité dans l’art (le white gaze), et (refuser) d'y répondre ?
Comment répondre ensemble à ces questions, sans chercher à apporter de solutions définitives ?
Des rencontres publiques pour enrichir la réflexion
En complément du séminaire, Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre organiseront des rencontres publiques les mercredi 23 avril et jeudi 24 avril à 11h chez Arthis, voisins de La Bellone, avec des intervenant·es invité·esVéronique Clette-Gakuba et Maxime Jean-Baptiste, afin d’enrichir les enjeux globaux abordés au cours du séminaire. Ces moments d’échange permettront d’élargir la réflexion et de donner une vision plus large des pratiques et des défis des dramaturgies décoloniales.
Je suis Castélie Yalombo Lilonge, une artiste belgo-congolaise-espagnole, formée à la chorégraphie et à l'expression poétique (ULB, ARBAESA). Mon travail artistique s'étend de la chorégraphie à l'installation en passant par le discours poétique. J' explore les complexités des identités collectives, de l'altérité et des dynamiques relationnelles.
À travers mon travail, je sonde également le statut de sujet et d'objet du corps. Engageant avec sensibilité les thèmes de la dynamique du pouvoir, je plaide pour la réarticulation des récits d'identités oubliées, confisquées et dissimulées. En 2022, j'ai créé ma pièce solo « Water, l'atterrée des eaux vives » au Kunstenfestivaldesarts.
Depuis, je poursuis mon exploration du soi et de l'altérité, en me concentrant sur le regard et le corps à travers deux processus de recherche collective : « Chair work » : Un groupe de réflexion collaboratif avec des artistes de divers domaines, examinant comment nous nous représentons le corps du public. et comment pouvons-nous l’engager davantage dans nos oeuvres, et moins adresser nos facultés cognitives ; Et « Motherness » : Un projet de recherche collectif qui se manifeste par une série de rencontres appelées « MOTHERNESS Galaxy», visant à explorer les multiples dimensions de la maternité et ses implications sociopolitiques.
Je m’appelle Antoine Dupuy Larbre, je suis dramaturge, chorégraphe et performeur vivant et travaillant entre Paris et Bruxelles. Après avoir étudié la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Bruxelles), j’ai plongé dans la dramaturgie auprès de plusieurs artistes et accompagné, en 2024, le travail chorégraphique de Mooni Van Tichel, Urtė Groblytė, Zoé Lakhnati, Elsa Tagawa, Andrea Givanovitch, la pratique photographique de Jana Van Brussel et la mise en scène d'un opéra avec Anaïs de Courson.
Je gravite également autour de plusieurs collectifs (Festival de l’Arbre Bavard, leprojetgéo) et suis formé à la fasciathérapie. Également à la tête de mes propres projets, mon travail articule la notion politique de l'écoute et la capacité à se mettre en résistance face aux monopoles de la violence. J’ai mis en scène et chorégraphié #BACKTONATURE en 2024, et Working Dance en 2023. Je travaille actuellement sur White Noise, ma prochaine création de plateau prévue à l’horizon 2027, ainsi qu’un projet de recherche sur la dramaturgie dé-post-anti-coloniale, en tandem avec Castélie Yalombo Lilonge.
Nos rencontres avec Véronique Clette-Gakuba et Maxime Jean-Baptiste sont pensées comme une fenêtre ouverte sur le séminaire Dramaturgie(s) décoloniale(s) que nous vous menons tout au long de Vitamines B.
Ces deux temps de parole publique seront deux occasions pour questionner les enjeux
de pouvoir dans les institutions artistiques, les relations entre collaborateur·ices ainsi que la production d’œuvres dans un contexte de blanchité, sous les prismes du/des anti-racisme(s) et questions anti-impériales, dé-post-anti-coloniales et pan-africanistes.
Comment rendre visible les spectres de colonialité qui hantent les savoir-faires et les gestes de nos productions culturelles ? Comment donner voix à ses fantômes et qu’ont-ielles à nous apprendre de nos pratiques ?
Ces temps de réflexions sont adressés à toute personne ayant la volonté d’aligner, même momentanément, sa pratique (artistique) avec ses idées.
Bienvenue à vous!
Antoine DL. & Castélie YL.
Véronique Clette-Gakuba est chercheuse en sociologie à l'Université Libre de Bruxelles (centres de recherche CAC et METICES). Elle est titulaire du cours Arts visuels de l'Afrique et de ses diasporas à l’ULB. Ses recherches portent sur les liens entre négrophobie, art et culture et sur les résistances noires se jouant dans les entremêlements entre recherche, créations artistiques et engagements politiques. En juin 2023, Véronique Clette-Gakuba a soutenu sa thèse de doctorat à l'ULB intitulée : « Épreuves de colonialité dans l'art et la culture. Faire exister un monde noir à Bruxelles » (à paraître aux Editions Météores en septembre 2025).
Je suis Castélie Yalombo Lilonge,une artiste belgo-congolaise-espagnole, formée à la chorégraphie et à l'expression poétique (ULB, ARBAESA). Mon travail artistique s'étend de la chorégraphie à l'installation en passant par le discours poétique. J' explore les complexités des identités collectives, de l'altérité et des dynamiques relationnelles.
À travers mon travail, je sonde également le statut de sujet et d'objet du corps. Engageant avec sensibilité les thèmes de la dynamique du pouvoir, je plaide pour la réarticulation des récits d'identités oubliées, confisquées et dissimulées. En 2022, j'ai créé ma pièce solo "Water, l'atterrée des eaux vives" au Kunstenfestivaldesarts.
Depuis, je poursuis mon exploration du soi et de l'altérité, en me concentrant sur le regard et le corps à travers deux processus de recherche collective : "Chair work" : Un groupe de réflexion collaboratif avec des artistes de divers domaines, examinant comment nous nous représentons le corps du public. et comment pouvons-nous l’engager davantage dans nos oeuvres, et moins adresser nos facultés cognitives ; Et " Motherness " : Un projet de recherche collectif qui se manifeste par une série de rencontres appelées " MOTHERNESS Galaxy ", visant à explorer les multiples dimensions de la maternité et ses implications sociopolitiques.
Je m’appelle Antoine Dupuy Larbre, je suis dramaturge, chorégraphe et performeur vivant et travaillant entre Paris et Bruxelles. Après avoir étudié la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Bruxelles), j’ai plongé dans la dramaturgie auprès de plusieurs artistes et accompagné, en 2024, le travail chorégraphique de Mooni Van Tichel, Urtė Groblytė, Zoé Lakhnati, Elsa Tagawa, Andrea Givanovitch, la pratique photographique de Jana Van Brussel et la mise en scène d'un opéra avec Anaïs de Courson. Je gravite également autour de plusieurs collectifs (Festival de l’Arbre Bavard, leprojetgéo) et suis formé à la fasciathérapie.
Également à la tête de mes propres projets, mon travail articule la notion politique de l'écoute et la capacité à se mettre en résistance face aux monopoles de la violence. J’ai mis en scène et chorégraphié #BACKTONATURE en 2024, et Working Dance en 2023. Je travaille actuellement sur White Noise, ma prochaine création de plateau prévue à l’horizon 2027, ainsi qu’un projet de recherche sur la dramaturgie dé-post-anti-coloniale, en tandem avec Castélie Yalombo Lilonge.
Avec À l'ombre mon frère nous abordons un sujet intime qui vient percuter un biais oppressif, celui du racisme systémique institutionnel et carcéral.
Le texte est un manifeste intime rédigé par Alexandra Castard sur les violences carcérales, et, en filigrane, sur la mécanique systémique qui amène à une polarisation de ces expériences autour des personnes racisées.
Dans la forme, c’est un récit choral, alternant l'expérience depuis l'endroit d'Alexandra dans une prose autofictionnelle et la voix de son frère, extraite de ses textes de rap, qu’il a écrits entre sa première incarcération et 2020. « À l’ombre, mon frère » s’essaie à dire la déflagration que peut être pour une famille l’incarcération d’un des siens, en s’appuyant sur les résonances thématiques et musicales de nos textes.
Le projet est celui d'une performance orale et sonore interprétée par Marie Darah.
Afin de mieux interpréter ce texte, il nous a semblé important d’être à l’écoute des échos des publics concernés. Ainsi, nous échangerons exclusivement avec un groupe de jeunes touché·es de près ou de loin par le système carcérale et judiciaire. Qu'ont-iels envie d'exprimer, comment perçoivent-iels notre projet, quels sont leurs conseils, ressentis? C'est en proposant un atelier d'écriture slam et un échauffement à la performance que nous avons voulu les intégrer dans une partie de notre processus créatif.
Alexandra Castard - auteure
Je tente de réparer par le langage, la mise en récit de trajectoires singulières, l’écoute des voix rendues inaudibles. La littérature, par la lecture puis l’écriture, est depuis longtemps un lieu de respiration, de restauration, de retrouvailles avec le plus intime, donc le plus largement partagé. Aussi, la mise en narration de soi infuse tous les espaces que j’investis, les espaces de création comme les espaces de soins.
Psychiatre de formation, après une thèse sur les représentations des transidentités dans le champs médical et plusieurs travaux en psychiatrie transculturelle, la question des savoirs situés, de l’importance du décentrage des points de vue hégémoniques, de l’attention prêtée aux voix qui émergent depuis les marges est au centre de mon travail, artistique et thérapeutique.
À l’ombre, mon frère est mon premier texte.
Marie Darah - interprète
Poète fluide et respectant le vivant, Marie Darah écrit en narguant frontières et genres. En travaillant en collaboration étroite avec les secteurs associatifs, social et éducationnel. Afin de repenser le monde en déconstruisant ses systèmes d'oppressions.
Acteurice, auteurice, slameureuse, atelieriste socioculturel·le, champion·ne de Belgique et d’Europe de Slam en 2021. En 2023, nommé·e champion·ne international à Chypre et lauréat·e un African Artistic Award en littérature.
Iel a édité chez Maelström Sous le Noir du Tarmac et Depuis que tu n’as pas tiré, récit entre conte et slam, donné en corps, musique et voix avec Cloé du Trèfle au Rideau de BXL. Son dernier recueil Meutes est sorti aux éditions des Midis Poésie.
FR.
Nous nous sommes rencontré·es dans le cadre du master Exerce au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Nous parlons anglais ensemble tout en ayant quatre langues maternelles différentes. Au cours d'un atelier de trois semaines, nous nous sommes retrouvé·es face à l'objectif de créer une performance. C'est de là qu'est née la pratique que nous vous proposons ici.
Notre « pratique » est une conversation fondée sur des tensions allant jusqu'aux limites de ce qui est confortable et acceptable. Flottant entre les sphères publiques, privées et intimes, le plan n'arrête pas de se modifier, oscillant entre dissertations théoriques, bavardages, moments de plaisir, de malaise, d’absurde, ainsi qu'entre des questions sociales et politiques délicates.
On se rapproche? On ré-essaye?
ENG.
We met in the scope of the master Exerce at Montpellier’s CCN. We speak English together while having four different mother tongues. During a three weeks workshop, we found ourselves dealing with the aim of creating a performance. This is where the practice we’re proposing to you here came out.
Our “practice” is a conversation built on tensions stretched towards the edges of what is comfortable and acceptable. Lingering between public, private and intimate situations, the plan is continuously changing, passing through theoretical dissertation, small talk, fun, awkward moments, nonsense, social and political delicate issues.
Shall we get closer? Shall we try again?
Elena Bastogi travaille entre théâtre, danse et performance.
Diplômée en arts visuels (Milan), elle a ensuite suivi le PACAP 2 au Forum Dança (Lisbonne), puis un master en études de genre (Rome). Elle poursuit actuellement le Master Exerce au CCN (Montpellier). Son intérêt se porte sur la relation avec le langage, qui implique une négociation continue concernant la réalité qu’il en fait produit. L’intention de son travail est de rendre explicite ce mécanisme productif en stimulant la conscience à travers une attitude sérieusement ludique.
Ondine Cloez (1979) vit à Bruxelles. Elle travaille depuis plus de vingt ans comme danseuse, comédienne, performeuse. Depuis 2018 elle crée ses propres projets où la recherche et la collaboration avec d’autres artistes prennent de plus en plus de place.
Elle est au début d’une nouvelle recherche ou peut-être création : Été pourri.
Shira Marek chorégraphe, interprète et photographe née en 1994 à Jérusalem.
Elle développe des projets in situ qui intègrent objets et espaces industriels en relation avec le corps, afin d'interroger les interactions humaines dysfonctionnelles.
Diplômée du School of Visual Theater de Jérusalem, elle poursuit un master en chorégraphie à l'ICI-CCN en France.
Ehsan Shayanfard Je suis né à Téhéran. J'ai étudié les mathématiques à l'école, la théologie pendant un certain temps dans une autre école, l'informatique à l'université, la dramaturgie et le théâtre dans une autre université et j'ai récemment terminé mes études de chorégraphie au CCN de Montpellier.
Ce projet est issu d'un exercice commun du master exerce Études chorégraphiques – Recherche et représentation mené par ICI—Centre chorégraphique national Montpellier Occitanie, en partenariat avec l’Université Paul-Valéry Montpellier 3
Le 24 avril en soirée : le fantasme devient réalité avec le SOCIAL DANCING SOCIAL CLUB, une édition spéciale en institution. Un moment festif ouvert à touxtes, participant·es des ateliers comme curieux·ses de passage. Venez danser, boire et manger il y a de la place <3
Concrètement, je vous invite à un BAL de danses wallonnes revisitées. nous apprendrons des danses en rond, en quadrille, et improviserons avec des séquences récurrentes. Ce BAL est ouvert à touxtes, sans pré requis en danse. C’est aussi une invitation à danser ensemble.
Nous ouvrirons le BAL par une initiation à la danse wallonne (telle que je la comprends). Ensuite nous entendrons la musique originale pour s’en éloigner et nous ambiancer jusqu'à extinction des feux.
Les danses wallonnes, ce sont des danses sociales de couple où les partenaires interagissent avec d’autres couples, redessinant l’espace au fil des mouvements. En vogue dans les bals de village jusqu’à la fin du XIXe siècle, ces danses étaient au cœur de la sociabilité des paysan·nes ardennais·es. On se rencontrait dans les villages voisins, on dansait au son de l’orchestre, sur des rythmes entre 100 et 140 BPM… Le clubbing avant l’électricité <3
Venez danser, manger, regarder, et surtout participer !
Sophie Melis, née à Liège en 1989 est une danseuse performeuse, chorégraphe, organisatrice et adepte du système d qui vit à Bruxelles. Initialement formée à la danse classique, son travail explore l’improvisation, la danse sociale notamment à travers les danses wallonnes et s’articule autour de la communauté.
Sophie a travaillé comme interprète pour de nombreux projets tel que « Ne Mosquito Pas » de Simon Van Schuylenbergh et comme chorégraphe sur « une tentative presque comme une autre » de Clément et Guillaume Papachristou.
Membre de Artist Commons, une communauté autogérée qui a déjà accompagné plus de 160 artistes sur la scène alternative locale. Artist Commons est un laboratoire artistique, communautaire et organisationnel. Un point d’ancrage d'où ont émergé de nombreux projets dont « Karaodance » un projet qui n’a de cesse d’enflammer les cœurs.
En résumé, rien ne la réjouit plus que de voir la vie s’adoucir à travers la danse et les multiples formes que celle-ci peut prendre.
Qu’est-ce qu’un séminaire de dramaturgie à La Bellone ?
Il s’agit d’un véritable partage de savoirs et de mises en expérimentation. Loin des formations académiques traditionnelles, ce séminaire part d’une problématique concrète à laquelle un·e praticien·ne invité·e fait face, et invite à ouvrir une recherche collective plutôt qu'à simplement transmettre un savoir. La démarche repose sur une mise au travail active, une mise en partage des savoirs et des pratiques.
Cette année, parmi les quatre modules proposés (voir le cycle complet ici) La Bellone soutient Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre avec leur séminaire de Dramaturgie(s) décoloniale(s). Ce séminaire a pour ambition de dresser un état des lieux des pratiques existantes (individuelles et collectives) tout en écoutant les enjeux et les pistes de chacun·e, afin de faire émerger des réflexions et des pratiques plus inclusives et décoloniales dans le champ de la dramaturgie.
À qui s’adresse ce séminaire ?
Ce séminaire s’adresse à toutes les personnes qui :
Portent un intérêt pour les pratiques dialogantes ou qui accompagnent, de près ou de loin, la production et les pratiques artistiques.
Ont des affinités et une affection pour les idées décoloniales, postcoloniales, anticoloniales, antiracistes, panafricaines, anti-impérialistes…
Souhaitent aligner, même temporairement, leur pratique avec leurs idées, en remettant en question les structures dominantes.
Objectifs du séminaire.
Constituer un groupe en mixité choisie de personnes afrodescendantes / non-afrodescendantes (noir·x·e / non-noir·x·e, et/ou blanc·x·he / non-blanc·x·he), intéressé·es par les rôles de « dialoguant·es » dans les pratiques artistiques.
Observer ensemble les relations entre artistes, dramaturges, œuvres, interprètes et institutions sous le prisme des enjeux de pouvoir, de racisme et de colonialité.
Faciliter un espace-temps de recherche où chaque participant·e devient acteur·ice de l’enquête.
Alterner des temps de travail en (non)/mixité, afin d’observer les dynamiques relationnelles à l'œuvre dans les discussions de groupe.
Les grandes questions abordées.
Le séminaire proposera de se frotter collectivement à des questions essentielles :
Qu’est-ce qu’une dramaturgie décoloniale ? Quelle pourrait en être la pratique ? Qu’est-ce qui la fonderait ? Quel type d'œuvre produirait-elle ?
Comment comprendre les enjeux de légitimité, de pouvoir et de domination dans les relations interpersonnelles et professionnelles ?
Quelles stratégies adopter pour (re)trouver une autonomie vis-à-vis des narratifs dominants ?
Comment travailler avec les attentes et les langages artistiques de la blanchité dans l’art (le white gaze), et (refuser) d'y répondre ?
Comment répondre ensemble à ces questions, sans chercher à apporter de solutions définitives ?
Des rencontres publiques pour enrichir la réflexion
En complément du séminaire, Castélie Yalombo Lilonge et Antoine Dupuy Larbre organiseront des rencontres publiques les mercredi 23 avril et jeudi 24 avril à 11h chez Arthis, voisins de La Bellone, avec des intervenant·es invité·esVéronique Clette-Gakuba et Maxime Jean-Baptiste, afin d’enrichir les enjeux globaux abordés au cours du séminaire. Ces moments d’échange permettront d’élargir la réflexion et de donner une vision plus large des pratiques et des défis des dramaturgies décoloniales.
Je suis Castélie Yalombo Lilonge, une artiste belgo-congolaise-espagnole, formée à la chorégraphie et à l'expression poétique (ULB, ARBAESA). Mon travail artistique s'étend de la chorégraphie à l'installation en passant par le discours poétique. J' explore les complexités des identités collectives, de l'altérité et des dynamiques relationnelles.
À travers mon travail, je sonde également le statut de sujet et d'objet du corps. Engageant avec sensibilité les thèmes de la dynamique du pouvoir, je plaide pour la réarticulation des récits d'identités oubliées, confisquées et dissimulées. En 2022, j'ai créé ma pièce solo « Water, l'atterrée des eaux vives » au Kunstenfestivaldesarts.
Depuis, je poursuis mon exploration du soi et de l'altérité, en me concentrant sur le regard et le corps à travers deux processus de recherche collective : « Chair work » : Un groupe de réflexion collaboratif avec des artistes de divers domaines, examinant comment nous nous représentons le corps du public. et comment pouvons-nous l’engager davantage dans nos oeuvres, et moins adresser nos facultés cognitives ; Et « Motherness » : Un projet de recherche collectif qui se manifeste par une série de rencontres appelées « MOTHERNESS Galaxy», visant à explorer les multiples dimensions de la maternité et ses implications sociopolitiques.
Je m’appelle Antoine Dupuy Larbre, je suis dramaturge, chorégraphe et performeur vivant et travaillant entre Paris et Bruxelles. Après avoir étudié la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Bruxelles), j’ai plongé dans la dramaturgie auprès de plusieurs artistes et accompagné, en 2024, le travail chorégraphique de Mooni Van Tichel, Urtė Groblytė, Zoé Lakhnati, Elsa Tagawa, Andrea Givanovitch, la pratique photographique de Jana Van Brussel et la mise en scène d'un opéra avec Anaïs de Courson.
Je gravite également autour de plusieurs collectifs (Festival de l’Arbre Bavard, leprojetgéo) et suis formé à la fasciathérapie. Également à la tête de mes propres projets, mon travail articule la notion politique de l'écoute et la capacité à se mettre en résistance face aux monopoles de la violence. J’ai mis en scène et chorégraphié #BACKTONATURE en 2024, et Working Dance en 2023. Je travaille actuellement sur White Noise, ma prochaine création de plateau prévue à l’horizon 2027, ainsi qu’un projet de recherche sur la dramaturgie dé-post-anti-coloniale, en tandem avec Castélie Yalombo Lilonge.
Alphonse invite l'artiste interdiscplinaire leïla alice pour une performance dialoguée.
Comment transmettre une culture d’origine lorsque l’on ne comprend plus les gentes qui nous ressemblent, lorsque les récits se sont perdus dans les silences ?
Le langage structure la pensée.
Sans mots,
sans langage,
sans histoire,
il ne reste que des récipient·es vides que l’on peut remplir de tout et de n’importe quoi.
Couper une langue,
c’est couper une culture.
C’est couper la parentalité,
détruire les ponts entre les générations.
Être coupé·e de ses racines,
c’est aussi être coupé·e de ses émotions,
de sa capacité à exprimer pleinement ce que l’on ressent.
Perdre sa langue,
c’est perdre son territoire psychique.
Là où certain·es se battent pour préserver leur patrimoine linguistique et culturel,
nous,
parfois,
laissons ces territoires s’effacer.
Et lorsqu’il ne reste rien, qui pourra réécrire l’histoire ?
Ma grand-mère et moi ne partageons aucun mot,
alors c’est dans le silence que nous nous rencontrons, fragiles mais connectées.
Les langues dans ma famille sont multiples :
russe,
kinyarwanda,
éwé,
français.
Elles se croisent, se superposent et s’effacent parfois, créant des espaces muets mais riches de mémoires enfouies.
Ces silences ne sont pas vides :
Ils portent des histoires, des blessures, des fragments oubliés d’un passé toujours présent.
Ce sont dans ces entre-deux que je vous invite,
« dans ce 3e territoire »
où l’étranger en Belgique croise celui du muzungu au Rwanda.
Là,
entre silences et fragments,
je tente de façonner un langage hybride,
une parole inachevée mais vivante.
ALPHONSE EKLOU UWANTEGE sagittaire queer de 28 ans, néx à Minsk d’une mère rwandaise et d’un père togolais. Alphonse est mannequin, performeureuse et metteureuse en scène baséx à Bruxelles.
Son action utilise le corps comme outil, l’écriture comme arme de résurrection, la performance comme urgence politique. Sa méthode repose sur la volonté de déjouer les normes de la représentation et le lien entre spectateurices et performeureuses en perturbant les espaces scéniques.
Dans le premier volet de son tryptique, restes, Alphonse développe sa recherche artistique autour des traumas transgénérationnels, de la mémoire invisible et des transmissions coloniales dans un solo en hommage à son oncle, Alphonse Kanimba, mort pendant le génocide des Tutsis en avril 1994.
Actuellement, Alphonse poursuit son exploration dans le second volet de ce tryptique, en questionnant les héritages migratoires et les silences imposés aux identités diasporiques. À travers les mouvements traditionnels et contemporains, les langues de sa famille et les documents comme témoins d’effacements et de résistances, iel interroge les fractures et les réinventions liées aux déplacements.
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leïla alice est un artiste transdisciplinaire basé à bruxelles qui explore les tensions entre lumière et ombre, confiance et doute, grandeur et intimité. à travers son alter ego lilo soleil, iel façonne un espace où la couleur, la voix, le son et le corps dialoguent pour raconter des histoires empreintes de métaphores et de mysticisme.
diplômé en tapisserie de l’académie royale des beaux-arts de bruxelles, leïla alice approfondit sa compréhension des textures et des motifs. grâce aux techniques artisanales, iel apprend aussi à trouver la magie dans la patience.
en tant qu’artiste, leïla alice découvre sa passion pour la performance, une forme d’expression qui touche son cœur car elle lui offre l’opportunité de fusionner toutes les formes d’art qui l’entourent pour créer des instants qui transcendent les limites du quotidien.
sa performance "PARADE by leïla alice" est une création portée par 22 corps, une première exploration de la dualité humaine à travers le prisme du soleil et de la lune - du ciel. telle une funambule, elle oscille entre certitudes et incertitudes, s’inspirant des contes, de la mythologie et du tarot pour composer un rituel entre clairvoyance et chute, résilience et abandon.
au fil de ses explorations, elle a investi des lieux tels que zinnema, decoratelier, recyclart, MORPHO, la mercerie, horst festival, pianofabriek, BRONKS et d’autres espaces hybrides, affirmant une approche immersive et introspective de la performance. avec "la maison de lilo", d’abord initiée au kaaitheater avant de prendre vie à kiosk radio, elle l imagine un refuge sonore où les émotions prennent forme, invitant le public à une introspection guidée par des textures sonores et vocales.
ses recherches gravitent autour de l’engagement envers soi-même, du face-à-face intérieur et de la mise en forme de ce qui bouleverse, dessinant un journal intime ouvert où le sound design rencontre la chanson, où l’expérimentation devient terrain de vérité.
toujours en quête de nouveaux territoires d’expression, leïla alice aspire à approfondir cette approche sensorielle, à repousser les limites de ses premières intuitions et à trouver des espaces prêts à accueillir ses désirs d’explorations les plus audacieuses.
Venez vous saisir de la matière documentaire disponible au centre de documentation de La Bellone pour la remixer et produire ensemble une compilation d'extraits, de références et de traces de lectures. Toute une série d'outils et de protocoles vous sera proposée pour réinventer, seul·x·e ou en petits groupes, des parcours de lecture qui se jouent allègrement du « respect du texte ».
Une après-midi pour dessiner des trajectoires multidirectionnelles dans les textes et les images et pour expérimenter d'autres manières (physiques, plastiques, virtuelles, interactives…) d'aborder les documents : d'en tirer ce qui nous est utile, important, réjouissant, de les restituer dans une forme qui les déplace et les refait circuler dans de nouveaux partages.
Pendant toute la durée du festival, le centre de documentation sera ouvert à tou·x·tes sans rendez-vous et mettra en avant des documents et références reliées aux thématiques abordées dans le reste de la programmation.
Après une expérience d'une petite dizaine d'années comme responsable de production dans des projets théâtraux assez variés en Belgique francophone, Arnaud Timmermans a entamé en 2017 une thèse en philosophie sur les relations étroites entre théâtralité, représentation et pouvoir à partir des travaux de Louis Marin.
À partir de 2021, il travaille comme dramaturge auprès de différent·es créateur·ices de danse et de théâtre (Demestri+Lefeuvre, Anne-Cécile Vandalem, Baptiste Conte, Maïté Alvarez, Émilie Franco...), fait partie des dramaturges associés à la Bellone et participe au projet de critique expérimentale de La Bellone, La Salve.
En 2024, il rejoint l’équipe de La Bellone comme dramaturge / responsable de la documentation.
Je vous invite à découvrir What has been stored qui est mon projet le plus récent, où le mouvement et la voix s'entrelacent avec mon expérience de la maternité. Dans un processus mystérieux et intuitif, j'explore des partitions chorégraphiques liées à la notion du temps comme expérience plurielle, incorporant des souvenirs personnels, ancestraux et collectifs qui se superposent. Tout au long de ce processus, je plonge dans les strates, les blessures et la sagesse qui émergent des profondeurs du corps, engageant une exploration somatique et sonore tout en expérimentant des manières de soutenir une pratique.
Je commence avec une chanson que j'ai apprise pendant ma grossesse — je la pétris, je l’explore, je la fouille. La chanson devient un tissu élargi, tissé des vies et des temps qui me précèdent et me suivent. L’avant, le pendant et l’après s’entrelacent, réfléchissant à la nature ancestrale des cavernes de la voix et à la matérialité présente-absente mise en mouvement.
En ouvrant ce processus, je cherche à créer un espace où l’on peut s’attarder dans le mouvement et observer collectivement ce que pourrait signifier le fait d’amener l’intérieur vers l’extérieur à travers un geste simple, partagé et incarné.
Ce projet s’inscrit dans les thématiques de ma recherche plus large, qui inclut des œuvres précédentes telles que There is Room in Time et Unproductive Will, explorant toutes deux la remise en question du temps linéaire en tant que construction occidentale et son lien avec une société axée sur la productivité, perçue comme une blessure coloniale collective. À l’opposé de la nature rapide, isolante et violente du moment présent, je cherche des méthodes d’engagement collectif, en introduisant des pratiques qui créent une expérience du temps partagée et expansive.
Jimena Pérez Salerno est une chorégraphe et danseuse argentine basée à Bruxelles. Elle conçoit la pratique chorégraphique comme un système de relations qui permet d’activer des modes d’imagination, d’attention et de coexistence. Son travail s’oriente vers des pratiques performatives qui activent des contextes inattendus, permettant l’émergence de réflexions collectives à travers des expériences incarnées.
Dans son dernier projet, Unproductive Will, elle a exploré la notion de chorégraphie étendue comme une approche critique de la conscience politique, interrogeant la conception occidentale du temps linéaire et du comportement productif — qu’elle considère comme des blessures coloniales collectives.
Elle a obtenu un diplôme de troisième cycle à la PostHogeschool Voor Podiumkunsten à a.pass en 2022 (BE), un master en Pratique Scénique et Culture Visuelle à ARTEA et au Musée Reina Sofía, Madrid, en 2019 (ES), ainsi qu’un diplôme en Composition Chorégraphique à l’Université Nationale des Arts en 2014 (AR). En 2019, elle a reçu la bourse Danceweb du festival international de danse ImPulsTanz à Vienne (AT).
Son projet actuel, What Has Been Stored, a bénéficié d'une bourse de recherche pour les talents émergents du Gouvernement flamand (VG) et se développe avec le soutien des résidences partenaires : Kunsthal Gent, Workspacebrussels, Kunstencentrum BUDA et a.pass.
Concept, dance & direction: Jimena Pérez Salerno
Collaborators in residencies: Fascia research: Paula Almiron
Conversation partner, accompaniment: Daniel Van Zuijlen
Remote choreographic consultation: Celia Argüello Rena
Remote sound-voice dialog: Montarosa
Artistic collaboration, conversation partner: Diego Echegoyen
Sound collaborator: Ezequiel Menalled
Filming and editing: Anna Lugmeier
Voice exploration: Myriam Pruvot
Conceptual dialog: Olivia Ardui
Thanks to: Júlia Rúbies Subirós, Jeremías Pérez Salerno, Martín Zícari, Steff Assandri, Bâtard Festival (Slow Collaboration).
This project has received the support of the Flemish Government with a research grant for emerging talent (VG) (2024-2025).
Residency partners: Kunsthal Gent, Workspacebrussels, Kunstencentrum BUDA, newpolyphonies vzw & a.pass
Cette semaine nous avons partagé avec vous une cure de Vitamines B*, une parenthèse dédiée à l'exploration artistique, à l'échange et aux expérimentations nouvelles.
Pour clôturer cette deuxième édition, nous vous invitons à venir célébrer cette aventure vitaminée avec nous ! Venez trinquer, échanger et décompresser avec nous, dans une ambiance conviviale et détendue. Ce sera l'occasion de revenir sur nos moments forts, de rencontrer les artistes qui ont illuminé le festival et de faire le plein de bonne humeur pour terminer la semaine en beauté.
Laissez-vous surprendre, on vous promet une fin tout en douceur pour cette édition pleine de découvertes !
À très vite !
L’équipe de La Bellone
One thing has ended. There are a few hours in between. The next hasn’t begun. Dessert is about to be served, and it’s too early to sleep. There’s nothing to do—only time, stretching out ahead. We have free time, drinks with friends, lingering. The night is open. So, what if we played a game? Started a story? Sang a song? Shared a conversation?
Come and spend those idle hours with us. “Idle” can mean pointless, lazy, without purpose or effect. It can also mean disconnected, frivolous, foolish, petty, or vain. Basically: time spent. Battery-saving mode. The evening is a programme of desserts, performance acts, music and games – with prizes! Think of it like your nephew’s performance at the family gathering—unexpected, full of charm, maybe a bit awkward. Come chill, think, watch, sit with it.
PICAR will gather for four days at the Kaaistudios—and a little longer—to piece together a drifting programme of practices, desires, and the questions that come with making and friendship. This one-night-only performance is a fleeting moment. Just enough to warm up the future, played in the hands of the present.
The evening unfolds in four episodes: sobremesa (after dinner), a pool night, Middle Ages, and an office day.
To make it happen, Picar’s members have invited friends and collaborators to join them throughout the night: Renata Lamenza Epifanio, Juani Rossi, Marieke Schraepen, Anna Franziska Jäger, Cris Emmel, and others.
The BINGO gifts are sponsored by: Alexander Vantournhout / Not Standing, a.pass, la Balsamine, BRONKS, Caravan Production, Cultureghem, Decoratelier, KVS, Les Halles de Schaerbeek, P.A.R.T.S. / Rosas, Theater 1150, workspacebrussels, Zinnema...
With and by: Carly Rae Heathcote, Ferre Vuye, Jana De Kockere, Lara Ferrari Tummma, Cathrin Jarema, Stef Assandri, Iris Donders - Guests: Renata Lamenza Epifanio, Juani Rossi, Marieke Schraepen, Anna Franziska Jäger, Cris Emmel - Commissioned by: workspacebrussels - Thanks to: Kaaitheater & the BINGO sponsors